L'Ombre Des Gestes: Un roman sur le temps et les certitudes fragiles.
Paperback
Science FictionGeneral Fiction
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ISBN13: 9798254195245
Publisher: Independently Published
Published: Mar 29 2026
Pages: 218
Weight: 0.66
Height: 0.46 Width: 6.00 Depth: 9.00
Language: French
Publisher: Independently Published
Published: Mar 29 2026
Pages: 218
Weight: 0.66
Height: 0.46 Width: 6.00 Depth: 9.00
Language: French
Il y a une certaine ironie dans le fait que nous écrivons sur le temps dans le temps. Que chaque phrase consume des secondes de la vie du lecteur et de l'auteur également, et que personne ne sait si ces secondes ont été perdues ou gagnées jusqu'à bien plus tard, quand tout s'est déjà terminé et que le jugement arrive trop tard pour compter encore.
J'ai écrit L'Ombre des gestes comme une exploration de ce paradoxe. L'histoire s'étend entre deux points temporels - Athènes en 1924 et Eridu, cinq millénaires plus tôt - mais la véritable distance n'est pas chronologique. C'est la distance entre ce que nous savons et ce que nous ressentons, entre les équations que nous écrivons pour capturer la réalité et la réalité qui refuse, avec obstination, de se laisser capturer.
Au centre de cette fracture se tient Elias Thorne, physicien qui découvre que le temps ne coule pas de manière linéaire, mais se tord sur lui-même en spirales que les mathématiques classiques ne peuvent décrire. Mais sa découverte ne vient pas du laboratoire. Elle vient d'une plongée dans les eaux de la mer grecque où le fragment d'un mécanisme antique - Anticythère - ouvre une fissure dans le tissu de la réalité. Ce qui semblait être de la science devient mythologie. Ce qui semblait être le passé devient présent. Et ce qui semblait impossible devient la seule explication crédible.
Mais ce livre n'est pas sur la physique, bien que la physique le traverse comme une veine sous la peau. Il est sur ce qui arrive quand on refuse d'accepter les limites imposées par ceux qui confondent connaissance et autorité. Il est sur l'amitié qui survit à l'absurde, sur le sarcasme qui cache la peur de devenir ce qu'on déteste, sur la foi qui ne demande pas de preuves parce qu'elle les a déjà dépassées.
Je l'ai écrit comme une succession de moments qui se contredisent et se complètent. Des mansardes où l'on écrit des théories à la lumière d'une lampe. Des cafés où les conversations deviennent plus réelles que le vacarme de la rue. Une eau qui bout sans chaleur. Une structure sous-marine qui ne devrait pas exister. Un ami qui remonte des profondeurs en parlant des langues qu'il ne connaissait pas, avec des veines bleues qui croissent sur sa peau comme les signes d'un toucher venu d'au-delà de toute explication.
Et pourtant, à travers tout cela, le fil qui tient la narration ensemble n'est pas le mystère scientifique. C'est le petit geste d'une main tendue. C'est le silence entre des gens qui n'ont plus besoin de s'expliquer. C'est la certitude fragile que, dans un monde qui n'a pas de sens, la présence de l'autre est le seul sens dont nous avons besoin.
L'Ombre des gestes est un livre que j'ai écrit pour moi-même, avant tout. Parce que j'avais besoin de comprendre comment on peut vivre avec des questions auxquelles personne ne vous offre de réponses. Comment on peut continuer quand le jury vous donne la note minimale et vous dit que ce sur quoi vous avez travaillé trois ans à construire est stérile. Comment on peut aimer quand on ne sait pas ce que cela signifie et quand l'autre personne parle dans un langage d'ironie qui cache tout ce qu'il y a de vulnérable en elle.
Si, à la fin, tu sens avoir compris quelque chose - pas sur la physique, pas sur le temps, mais sur ce que signifie être présent dans ta propre incertitude - alors le livre a rempli son but. Sinon, cela signifie que j'ai échoué, mais cet échec m'appartient, pas à toi.
Au centre de cette fracture se tient Elias Thorne, physicien qui découvre que le temps ne coule pas de manière linéaire, mais se tord sur lui-même en spirales que les mathématiques classiques ne peuvent décrire. Mais sa découverte ne vient pas du laboratoire. Elle vient d'une plongée dans les eaux de la mer grecque où le fragment d'un mécanisme antique - Anticythère - ouvre une fissure dans le tissu de la réalité. Ce qui semblait être de la science devient mythologie. Ce qui semblait être le passé devient présent. Et ce qui semblait impossible devient la seule explication crédible.
Mais ce livre n'est pas sur la physique, bien que la physique le traverse comme une veine sous la peau. Il est sur ce qui arrive quand on refuse d'accepter les limites imposées par ceux qui confondent connaissance et autorité. Il est sur l'amitié qui survit à l'absurde, sur le sarcasme qui cache la peur de devenir ce qu'on déteste, sur la foi qui ne demande pas de preuves parce qu'elle les a déjà dépassées.
Je l'ai écrit comme une succession de moments qui se contredisent et se complètent. Des mansardes où l'on écrit des théories à la lumière d'une lampe. Des cafés où les conversations deviennent plus réelles que le vacarme de la rue. Une eau qui bout sans chaleur. Une structure sous-marine qui ne devrait pas exister. Un ami qui remonte des profondeurs en parlant des langues qu'il ne connaissait pas, avec des veines bleues qui croissent sur sa peau comme les signes d'un toucher venu d'au-delà de toute explication.
Et pourtant, à travers tout cela, le fil qui tient la narration ensemble n'est pas le mystère scientifique. C'est le petit geste d'une main tendue. C'est le silence entre des gens qui n'ont plus besoin de s'expliquer. C'est la certitude fragile que, dans un monde qui n'a pas de sens, la présence de l'autre est le seul sens dont nous avons besoin.
L'Ombre des gestes est un livre que j'ai écrit pour moi-même, avant tout. Parce que j'avais besoin de comprendre comment on peut vivre avec des questions auxquelles personne ne vous offre de réponses. Comment on peut continuer quand le jury vous donne la note minimale et vous dit que ce sur quoi vous avez travaillé trois ans à construire est stérile. Comment on peut aimer quand on ne sait pas ce que cela signifie et quand l'autre personne parle dans un langage d'ironie qui cache tout ce qu'il y a de vulnérable en elle.
Si, à la fin, tu sens avoir compris quelque chose - pas sur la physique, pas sur le temps, mais sur ce que signifie être présent dans ta propre incertitude - alors le livre a rempli son but. Sinon, cela signifie que j'ai échoué, mais cet échec m'appartient, pas à toi.
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